Journal des professionnels de l'enfance
Journal des professionnels de l’enfance – N°147
Votre magazine évolue : nouvelle maquette, 64 pages en continu, une expérience de lecture enrichie.
- MARS AVRIL MAI 2026
- Sortie numérique : le 24 mars 2026
- Sortie kiosque : le 24 mars 2026
Quand les écrans ouvrent sur un monde fermé… de Boris Cyrulnik
Le jeune enfant construit son cerveau grâce aux interactions réelles et variées. Les écrans, en captant toute son attention, appauvrissent sa niche sensorielle et freinent langage, imagination et apprentissages. Privé d’échanges humains, il peine à développer le sens de l’autre et tolère mal la frustration. L’adulte, par son propre usage, joue un rôle clé.
Un article de Boris Cyrulnik qui montre comment, en plein développement, le bébé se nourrit du monde extérieur ; les stimulations qu’il reçoit agissent sur son cerveau, créant de nouvelles connexions cruciales pour son bon fonctionnement.
Retrouvez également, les articles suivants
- Les repères temporels de l’enfant de Valérie Tartas
L’enfant ne perçoit pas le temps, il le construit progressivement. D’abord grâce aux routines et aux « scripts » du quotidien, puis par le langage (hier, demain…) et les temps verbaux. La compréhension des durées et du calendrier s’affine surtout entre 4 et 8 ans, et reste longtemps approximative. Les interactions et les outils culturels (calendriers, frises) soutiennent ces repères temporels. Valérie Tartas, chercheuse en psychologie du développement, nous éclaire sur ce que sont et comment se construisent les premiers repères que l’enfant utilise pour situer son expérience dans le temps. - Des neurones miroirs de Giacomo Rizzolatti
Découverts par Giacomo Rizzolatti, les neurones miroirs s’activent quand nous agissons, observons ou imaginons une action. Ils participent à la compréhension des intentions, des émotions, du langage et fondent l’empathie ainsi que la transmission culturelle. Présents dès la naissance, ils se développent par l’expérience et l’interaction réelle, mais restent sensibles à l’environnement social et culturel. Le mystère de cette activation commune du système moteur et les désormais célèbres neurones miroirs sont une découverte fascinante, fort riche en termes de compréhension cérébrale, et ouvrant de nouveaux terrains de compréhension en matière de comportement, de relation à autrui ou encore de vie émotionnelle… - « Sans les parents, on ne peut rien » de Catherine Sellenet
Cet article interroge la formule « Sans les parents, on ne peut rien », souvent répétée en crèche, qui exprime à la fois la nécessité du partenariat et le malaise des professionnels. Il montre que la place des parents a évolué d’une exclusion historique vers une participation encadrée, parfois paradoxale. Parents et professionnels partagent aujourd’hui une perte de légitimité, prise dans des normes et les injonctions contradictoires. Repenser la co-éducation suppose de clarifier les rôles, au service de l’enfant. - La qualité d’accueil. Quand on arrête d’en parler et qu’on commence à l’observer de Catherine Persse
La qualité d’accueil est devenue une évidence dans le champ de la petite enfance. Elle s’affiche dans les projets d’établissement, irrigue les formations, structure les référentiels et s’impose comme un objectif partagé par l’ensemble des acteurs. Personne ne la remet en cause. Et pourtant, dès que l’on tente d’en parler concrètement, la qualité d’accueil se dérobe. Car de quoi parle-t-on exactement lorsque l’on évoque une « qualité d’accueil » ? De valeurs éducatives, d’intentions professionnelles, d’un cadre sécurisant pour l’enfant, d’une posture bienveillante de l’adulte ? Souvent, un peu de tout à la fois. Le terme est consensuel et fédérateur, mais cette richesse apparente à un revers : la qualité d’accueil reste fréquemment une notion floue, difficile à saisir dans le réel du quotidien.
À lire aussi dans cette édition
- L’essentiel du trimestre Les temps forts du secteur de la petite enfance
Retrouvez toutes les actualités qui ont marqué le trimestre. - Normes alimentaires en crèche : plusieurs chefs d’orchestre pour une seule partition d’Elodie Declève
En crèche, entre recommandations 2021 et GEM-RCN, les professionnels doivent concilier science, cadre collectif et besoins réels des tout-petits.
Journal des professionnels de l’enfance – N°146
Le référentiel qualité 2025.
- Décembre - Janvier - Février 2026
- Sortie numérique : 20 Décembre 2025
- Sortie kiosque : 20 Décembre 2025
Journal des professionnels de l’enfance - N°146
Recherches
Référentiel 2025. Au-delà du procès en laxisme, à la fois miroir de valeurs collectives et moteur de créativité professionnelle.
Publié en avril 2025, le référentiel national de la qualité d’accueil du jeune enfant a suscité débats et polémiques autour d’une supposée « éducation positive ». Ce référentiel mérite pourtant d’être lu non seulement comme un guide technique, mais aussi comme une photographie de nos représentations contemporaines de la petite enfance, et comme une rampe d’accélération de l’autonomie professionnelle. C’est précisément cet aller-retour entre miroir social et moteur d’innovation que cet article se propose d’explorer, sans éluder les limites qui conditionneront son appropriation réelle.
Retrouvez également, les articles suivants :
- Éduquer : quelle place reste-t-il aux parents ?
L’acte éducatif, autrefois centré sur la famille, est désormais partagé entre de multiples acteurs : école, services sociaux, politiques publiques et même technologies. L’éducation s’est transformée en un domaine encadré, où les parents voient leur rôle progressivement réduit au profit d’une gouvernance collective de l’enfance. Certains parents expriment parfois un sentiment de dépossession quant à cette intrusion croissante dans leurs sphères privées.
Face à cette tension entre liberté éducative et normalisation, l’auteure plaide pour une coéducation authentique, fondée sur la complémentarité entre parents et institutions : il s’agit de construire un véritable partenariat éducatif, redonnant sens, confiance et légitimité à leur rôle. - S’orienter et se qualifier : le cas des auxiliaires de puériculture
Peu étudiée par la recherche, la profession d’auxiliaire de puériculture occupe une position clé dans le paysage de la petite enfance. À la fois diplômées d’État et cantonnées à des fonctions d’exécution, les auxiliaires de puériculture incarnent les tensions entre qualification, reconnaissance et organisation du travail en crèche. En se penchant sur les conditions d’accès au métier et aux modalités de formation de cette fonction souvent qualifiée « d’intermédiaire », Valentine Milcent, doctorante en sociologie à l’université Paris 8, ne cherche pas seulement à comprendre comment on devient auxiliaire de puériculture, mais tente aussi de saisir ce que ces parcours révèlent des rapports de pouvoir, de genre et de hiérarchie. - Genre et care
À partir d’une observation filmée du repas, François Ndjapou et Pascale Molinier révèlent, dans leur article consacré au genre et au travail de care, la manière dont les pratiques les plus quotidiennes sont traversées par des rapports sociaux de sexe souvent invisibles. Leur analyse montre comment ce temps de soin met à nu des interactions différenciées entre filles et garçons, ainsi qu’entre adultes et enfants, façonnant dès la petite enfance des trajectoires genrées. En faisant du repas un véritable laboratoire du care, les auteurs soulignent l’importance d’outils réflexifs pour transformer les pratiques professionnelles et repenser la place du genre. Leur travail invite ainsi à reconnaître le care comme un enjeu pleinement politique et à en faire un levier pour construire des environnements éducatifs plus égalitaires.
Pratiques
Et si on mettait le bien-être collectif au cœur des crèches ?
Face au constat d’une crise marquée par les absences, le stress et le turnover dans le secteur de l’accueil, l’auteure envisage un changement de culture organisationnelle : sortir du « mode pompier » permanent pour construire un environnement de travail apaisé, où la coopération, la stabilité et l’autonomie deviennent des priorités. Le passage d’un fonctionnement sous tension à une véritable « vie d’équipe » repose sur des rituels sécurisants. Ces pratiques favorisent la communication, la reconnaissance et la régulation des tensions, transformant la dynamique collective et la qualité de l’accueil. Car le bien-être collectif n’est pas un supplément de confort mais un pilier stratégique, directement lié à la qualité de l’accueil des enfants.
À lire aussi dans cette édition :
Postes « volants » : une fausse bonne idée
Les postes « volants », présentés comme une solution flexible face aux absences, créent en réalité une instabilité relationnelle et organisationnelle. En intervenant sans liens durables avec les enfants ou les équipes, ils rompent la continuité affective essentielle au développement du jeune enfant et à la cohésion éducative.
Cet article appelle à refonder la gouvernance des crèches : stabiliser les équipes, valoriser les compétences, créer des pôles territoriaux de remplacement durables, former les directions à la gestion humaine, et inscrire la stabilité relationnelle comme indicateur clé de qualité.
Accueillir les familles
Depuis plusieurs décennies, la place des familles dans les structures d’accueil s’est renforcée, reconnaissant leur rôle central dans le développement de l’enfant.
Dès le premier contact jusqu’à la période de familiarisation, chaque échange entre professionnels et parents participe à instaurer un climat de confiance. L’écoute, la souplesse, la bienveillance et les temps informels permettent d’accompagner au mieux la séparation parent-enfant, favorisant la reconnaissance mutuelle entre parents et professionnels, tout en apaisant les inquiétudes liées à la parentalité.
Oser rêver la petite enfance
Dans un secteur fragilisé, rêver garde tout son sens : c’est refuser la résignation et continuer à croire en la valeur profondément humaine du métier de la petite enfance.
L’auteur appelle à une « écologie du travail humain » : redonner de la cohérence et de la reconnaissance aux équipes.
Journal des professionnels de l’enfance – N°145
L’attachement. Des bras, des regards… et la force des liens ?
- Septembre - Octobre - Novembre 2025
- Sortie numérique : 20 Septembre 2025
- Sortie kiosque : 20 Septembre 2025
Journal des professionnels de l’enfance - N°145
L’attachement. Des bras, des regards… et la force des liens ?
L’attachement. Un mot que chacun croit connaître, tant il est devenu familier dans le champ de la psychologie, de l’éducation et de la santé. Dans les structures d’accueil du jeune enfant, chez les professionnels de la petite enfance ou encore dans les discours sur le développement, ce terme est désormais incontournable. Mais derrière l’un des concepts les plus fondamentaux de la psychologie du développement se cache une réalité bien plus profonde et complexe qu’une simple proximité affective. Conscients de son importance, Boris Cyrulnik, neuropsychiatre et Carine Tardieu, réalisatrice du film L’Attachement, partagent leurs analyses et leurs réflexions à travers deux articles dédiés.
Retrouvez également, les articles suivants :
– Depuis plusieurs années, la collectivité de Corse (CdC), en collaboration avec l’Institut Petite Enfance Boris Cyrulnik (IPE), impulse une démarche innovante pour transformer l’accueil du jeune enfant. Formations, journées de recherche-action et universités annuelles ont mobilisé de nombreux professionnels, favorisant l’émergence d’une culture partagée autour de la qualité éducative. Un point avec Valériane Grisoni, directrice adjointe à la promotion de la santé et de la prévention sanitaire de la collectivité de Corse.
– Malgré un système d’accueil de la petite enfance réputé généreux, la France reste l’un des pays européens les plus inégalitaires en matière d’accès aux modes d’accueil formels. Dans cette interview, la doctorante Laudine Carbuccia explore les obstacles, souvent méconnus, que rencontrent les familles les plus défavorisées pour accéder à un mode d’accueil formel. Elle dévoile comment une combinaison de freins administratifs, informationnels, sociaux et structurels contribue à entretenir ces inégalités, et comment des solutions ciblées peuvent – partiellement – les réduire.
– Et si la musique n’était pas un simple divertissement ? Chantal Grosléziat, pédagogue et musicienne praticienne, nous plonge dans l’univers sonore des jeunes enfants. Bien avant les mots, les bébés écoutent, réagissent, ressentent. Chaque son devient une expérience sensorielle et affective.
Dans son interview, elle revient sur la puissance de la voix humaine et éclaire le rôle fondamental de la musique – au sens large – dans la construction émotionnelle et relationnelle du bébé.
Penser l’analyse de pratiques autrement
L’analyse de pratiques professionnelles (APP) est souvent présentée comme un outil central pour développer la réflexivité et améliorer les compétences des professionnelles de la petite enfance. Cependant, sur le terrain, les effets de l’APP seule restent limités si elle ne s’intègre pas dans une approche plus large et dynamique.
À lire aussi dans cette édition :
– Nourrir un bébé ne se limite pas à un apport nutritionnel : c’est un acte fondamental mêlant santé, développement affectif, sensoriel et pratiques culturelles. Les professionnelles de la petite enfance jouent un rôle clé mais les repères peuvent parfois être flous.
– La compréhension du réel par les tout-petits ne passe pas par un savoir formel mais par une exploration active et sensorielle du monde qui les entoure, une immersion corporelle, affective, relationnelle et cognitive.
Ce processus, unique et progressif, mobilise à la fois les expériences physiques, les interactions sociales, le langage et un environnement sécurisant. Comprendre ces mécanismes est fondamental pour les professionnels de la petite enfance afin d’accompagner au mieux le développement global de l’enfant.
– Malgré des cadres réglementaires européens relatifs aux usages des substances chimiques, de nombreuses failles subsistent, notamment dans l’évaluation des risques et de leurs effets. À l’heure où les enfants, particulièrement vulnérables, sont exposés dès leur plus jeune âge à certains de ces produits pourtant autorisés, les professionnels de la petite enfance doivent adopter une vigilance accrue. L’article alerte sur les lacunes réglementaires, les enjeux sanitaires invisibles et les responsabilités concrètes qui en découlent pour les acteurs de terrain aussi bien au niveau de l’alimentation, de l’environnement que de la santé.
Journal des professionnels de l’enfance – N°144
Vers une parentalité plus libre
- Juin - Juillet - Août 2025
- Sortie numérique : 20 Juin 2025
- Sortie kiosque : 20 Juin 2025
Journal des professionnels de l’enfance
De la famille à la crèche : qui sécurise l’enfant ?
Recherches :
Qu’est ce qui active l’attachement, ce besoin fondamental qui permet aux jeunes enfants de réguler leurs émotions ?
Si le type d’attachement est façonné par la qualité des réponses apportées par les figures d’attachement du tout-petit, il est aussi modelé par les variations culturelles des modes de prise en charge des enfants ainsi que par les évolutions sociétales.
Mais dans l’activation de l’attachement, le rôle des structures d’accueil collectives s’avère aussi essentiel au sens où elles peuvent offrir une base de sécurité alternative.
Retrouvez également, les articles suivants :
– Le harcèlement scolaire est un phénomène complexe aux répercussions profondes sur le développement de l’enfant. À travers les regards croisés de la pédopsychiatre Nicole Catheline et du neuropsychiatre Boris Cyrulnik, cet article explore les origines, les dynamiques de groupe du harcélement, les conséquences sur les victimes comme sur les harceleurs, ainsi que les limites et enjeux des actions de prévention. Une analyse lucide et nuancée qui invite à une prise de conscience collective et éducative.
– Attention aux promesses exagérées des neurosciences appliquées, notamment en psychiatrie, en éducation et en matière de lutte contre les inégalités. Malgré un discours triomphaliste relayé par les médias, les avancées concrètes sont en effet limitées. François Gonon, Directeur de recherche émérite au CNRS, souligne les effets d’un double discours entre science et médiatisation, les biais dans les publications scientifiques, et les risques d’un réductionnisme biologique qui occulte les causes sociales des troubles.
– La parentalité n’est pas une expérience objectivable. On ne peut la saisir comme une fin en soi si l’on en perçoit les enjeux processuels, adaptatifs et posturaux. Voir la parentalité comme une expérience singulière et interne permet de libérer l’espace pour des questionnements, des explorations et de la créativité tout en s’affranchissant de l’idée parfois figée et schématique dont on a hérité.
Quand la petite enfance inspire la BD
Pratiques:
Audrey Pasquet, directrice de crèche et passionnée de dessin, publiera en septembre 2025 Bienvenue en crèche, une BD humoristique inspirée de son quotidien professionnel. Sous le pseudonyme O2ré, elle partage avec justesse et tendresse les réalités du travail en crèche, souvent méconnu. Ce projet artistique lui permet de valoriser un métier essentiel tout en prenant du recul sur les difficultés rencontrées, avec l’ambition de sensibiliser le grand public. Elle raconte.
À lire aussi dans cette édition :
– Dans le domaine de la petite enfance, l’analyse de pratiques est un outil souvent évoqué pour son potentiel à enrichir les compétences des professionnelles à travers l’analyse de situations d’enfants. Cet article se propose plutôt d’explorer l’analyse de pratiques comme un levier de transformation culturelle et relationnelle au sein des structures de la petite enfance.
– Passer du lait aux premières bouchées solides marque une étape clé dans le développement de l’enfant. Bien plus qu’un simple changement de régime, la diversification alimentaire mobilise des enjeux nutritionnels, sensoriels, immunitaires et éducatifs. Entre recommandations actualisées, croyances culturelles et plaisir de manger, ce passage doit être accompagné avec attention pour poser les bases d’un bon rapport à l’alimentation.
– Les premières années de vie d’un enfant sont cruciales, car les expériences vécues façonnent son évolution cognitive, émotionnelle et sociale. Si un environnement sécurisant et bienveillant favorise un développement harmonieux, certaines situations stressantes – lorsqu’elles sont précoces et répétées – peuvent fragiliser les bases de son développement. Le stress précoce – qu’il soit ponctuel ou chronique – affecte les mécanismes neurobiologiques, modifiant la maturation cérébrale et le fonctionnement émotionnel. Quels accompagnements les professionnels de la petite enfance peuvent-ils mettre en place pour prévenir ou limiter les effets délétères du stress précoce ?
Journal des professionnels de l’enfance – N°143
Vers une parentalité plus libre
- Mars - Avril - Mai 2025
- Sortie numérique : 21 Mars 2024
- Sortie kiosque : 21 Mars 2024
Recherches
Vers une parentalité plus libre
Vous êtes-vous déjà demandé quelle pression et quelles injonctions pèsent sur les parents des enfants que vous accueillez ?
Les conseils en parentalité se multiplient et circulent largement, promettant aux familles un itinéraire tout tracé vers une éducation parfaite.
Selon le pédopsychiatre Patrick Ben Soussan, ces recommandations – souvent contradictoires – ne prennent pas en compte la complexité de la parentalité, le potentiel des familles et contribuent plutôt à la culpabilisation des parents.
Dans son dernier ouvrage, Parents, on vous prend pour des cons !, il dénonce une injonction à la perfection souvent inatteignable, et appelle les parents à prendre confiance en eux. Car le soutien à la parentalité n’est pas fait de formules, de nouvelles techniques et de stratégies opératoires. Il est fait de temps et des autres.
Retrouvez également, les articles suivants :
– Avec L’Attachement, Carine Tardieu signe un film poignant qui explore avec sensibilité la complexité des relations humaines et la formation des liens affectifs.
Blaise Pierrehumbert, psychologue et spécialiste de l’attachement, s’empare de cette fiction cinématographique et souligne combien cette œuvre incarne la théorie de l’attachement développée par John Bowlby. Il en propose une lecture à l’aune du care, des rôles genrés et de la résilience et montre comment ce film interroge la nature de l’attachement, entre besoin de sécurité et sollicitude.
– Comment parler aux enfants des sujets essentiels de l’existence ? Peut-on tout leur dire, et à quel moment ? La communication entre adultes et enfants soulève des questions cruciales sur la transmission du savoir, la gestion des émotions et l’impact des non-dits.
Entre désir de protection et nécessité d’informer, il s’agit de trouver un équilibre permettant à l’enfant de se construire en confiance.
Cet article explore les enjeux d’une communication ouverte, les risques des tabous et des silences, ainsi que l’importance d’une parole ajustée aux capacités et aux besoins de l’enfant.
– Dès le ventre maternel, la musique façonne le développement du bébé. Sensible aux sons extérieurs, il est particulièrement réceptif à la voix maternelle qui influence son éveil sensoriel et émotionnel. À la naissance, la musique et les berceuses participent à son développement cognitif, l’aidant à structurer le langage et à affiner son oreille musicale.
Pierre Lemarquis, neurologue, revient sur les recherches récentes, qui confirment l’impact du rythme et des mélodies sur les capacités d’apprentissage, renforçant le lien entre musique et langage. En crèche comme à la maison, l’immersion musicale ouvre de nouvelles perspectives pour l’éducation et l’épanouissement des tout-petits.
Des journées sans jouets ?
Pratiques:
Si autrefois les enfants s’inventaient une multitude de jeux avec ce qu’ils avaient à leur disposition, aujourd’hui et malgré une société de consommation qui propose des jouets manufacturés à profusion, ils continuent d’être attirés par les objets du quotidien.
Qui n’a jamais observé un enfant s’amuser davantage avec un carton d’emballage qu’avec le jouet qu’il contient ? Un objet « neutre » offre davantage de possibilités de jeux dès lors que l’enfant l’explore à sa guise. Alors, pourquoi ne pas remplacer les jouets en crèche par des objets du quotidien naturels ou recyclés ?